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Ils ont investi les grands espaces

Propriétaires au Brésil de trois grandes fermes, Mario Wolf et son fils Daniel profitent de la croissance de la production agricole.

En 1975, le père de Mario Wolf invite sept hommes d’affaires de Curitiba (État du Paraná) à survoler l’État du Mato Grosso, 2 000 kilomètres plus au nord, au-dessous de la région amazonienne. De l’avion, ils repèrent une zone plate délimitée par deux rivières. Ils achètent 45 000 ha d’un seul tenant.

Leur premier investissement : ouvrir une piste jusqu’au bourg le plus proche, Nova Canaã do Norte, à 70 km. Ils commencent à déboiser en 1980. Le bois cède la place au bétail. Dès 1998, les cultures (riz, soja, maïs, coton) entrent en rotation avec les pâtures. Les Wolf diversifient leurs revenus tout en préservant les sols. Depuis peu, ils engraissent leurs animaux en parc. Le cheptel de 9 000 zébus est réparti sur trois fermes, l’une de 2 420 ha, les autres de 4 600 et de 4 840 ha. Sur la première, où résident Daniel, quinze employés et bientôt sa fiancée, ils ont construit une usine d’aliments pour bétail. « Dans cette région d’élevage extensif, les prairies sont de plus en plus dégradées et la saison sèche a tendance à s’allonger », explique Daniel. Les éleveurs commencent donc à recourir aux rations préparées. Dans un rayon de 15 km autour de la ferme, le nombre de parcs d’engraissement est passé de trois à quinze en trois ans, chacun accueillant environ 400 animaux ! Une évolution vers l’intensification permise par la hausse des prix du bétail au Brésil et une aubaine pour les Wolf, qui ont anticipé le mouvement.

SAISIR LES OPPORTUNITÉS

Recherchant de la valeur ajoutée, ils ont fait le nécessaire afin d’être habilités pour l’export de boeufs vers l’Union européenne. « L’investissement n’en vaut pas la peine. L’abattoir ne me paye pas le kilo de carcasse plus cher », explique Daniel. Il a eu plus de succès avec une chaîne de supermarchés qui lui rémunère la viande issue de ses zébus croisés avec des rouges de Galice 6 % au-dessus du prix du marché et lui achète les femelles au même prix que les mâles. Ce troupeau de croisés fournit 800 animaux par an. Au Brésil, leur viande est un produit haut de gamme.

Les Wolf sont arrivés au bon endroit au bon moment et saisissent une à une les opportunités offertes par la mise en production de cette région de moins en moins isolée. L’autoroute BR163, qui passe non loin, va jusqu’au port de Santarém, voie d’accès à l’océan Atlantique.

Au niveau de la législation environnementale, leurs fermes se trouvant en région amazonienne, ils sont obligés de conserver à l’état de forêt originelle 80 % de la surface totale des propriétés et conserver des bandes de forêt de 30 m le long des cours d’eau. Les Wolf sont de ce point de vue-là hors la loi, comme la grande majorité des agriculteurs du pays. Pourtant, ils font figure de « bons élèves », ayant gardé la moitié de leur ferme en forêt. Pionniers dans l’âme, ils participent depuis 2009 à une expérience d’agroforesterie combinée à l’élevage, en partenariat avec l’Institut de recherche public brésilien.

Le jour de notre visite, Mario était en voyage en Chine avec d’autres agroindustriels brésiliens. Ils découvraient le fonctionnement des filières viande de leur principal marché d’exportation en soja. Ils rêvent d’y exporter du porc, du poulet, du boeuf et de la chair de poisson. Car les Wolf ont investi dans la pisciculture. Ils n’ont pas encore dompté la nature : un anaconda qui mesurerait aujourd’hui sept mètres a trouvé refuge dans leurs bassins. Le serpent mange leurs poissons… et même les chiots de la ferme !

AGROFORESTERIE ET ÉLEVAGE TROPICAUX

En 2009, les chercheurs de l’Embrapa (équivalent brésilien de l’Inra) ont proposé à Mario et Daniel Wolf de consacrer 85 ha pour tester des systèmes d’agroforesterie-élevage. L’Embrapa parie sur ces systèmes pour compenser les handicaps de l’élevage en milieu tropical (températures élevées, forte exposition solaire) et créer davantage d’emplois que les cultures et l’élevage extensif. Diverses espèces d’arbres à bois (teck, eucalyptus, balsa) sont évaluées sur rangées simple, double ou triple de 200 m de long et séparées par des bandes de 15 m de large, couloirs cultivés et pâturés en alternance. Mais le coût, le travail d’entretien et l’incertitude des débouchés pour le bois freinent l’adoption massive de ces systèmes.

A Nova Canaã do Norte, État du Mato Grosso

L’EXPLOITATION

Surface

Trois domaines : 2 420, 4 600 et 4 840 ha

Assolement

850 ha de soja, 400 ha de maïs, 300 ha de prairies plantées, 85 ha en agroforesterie

Main-d’oeuvre

Deux exploitants, Mario et Daniel Wolf, et quinze employés

Cheptel bovin

9 000 zébus, 800 croisés zéburouge de Galice Gain moyen/j : 900 g à l’herbe, 1 600 g en enclos Poids moyen à l’abattage : 490 kg (mâles)

LES RÉSULTATS

Occupation de la surface

Répartition du produit des trois fermes

Prix de vente du soja

Prix de vente des bovins

Mâles : 2,36 €/kg de carcasse Femelles : 2,06 €/kg de carcasse

Coûts

Élevage bovin : 59 % du produit, soit 1,40 €/kg de carcasse

Soja : 72 % du produit, soit 532 €/ha

Fonte: La France Agricole

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